La folie des Galeries Lafayette.

La direction des Galeries Lafayette est enragée contre le Syndicat des Gilets Jaunes…

Au point de violer toutes les lois régissant les relations avec les organisations syndicales.
Au point de ne même pas respecter des règles élémentaires de courtoisie.

Voici l’histoire.


Les élections des représentants du personnel auront lieu dans les entrepôts des Galeries Lafayette en décembre prochain.

Pour préparer ces élections, la direction est obligée de négocier un Protocole d’Accord Préélectoral (PAP) avec les organisations syndicales.

Pour définir le calendrier des élections, le nombre des représentants à élire, les modalités de vote…

Il se trouve que la loi prévoit que TOUS les syndicats légalement constitués peuvent participer à cette négo. Et pas seulement ceux implantés dans l’entreprise ou ceux représentatifs au niveau national.

Article L2314-5, que voici en son 1er alinéa :

« Sont informées, par tout moyen, de l’organisation des élections et invitées à négocier le protocole d’accord préélectoral et à établir les listes de leurs candidats aux fonctions de membre de la délégation du personnel les organisations syndicales qui satisfont aux critères de respect des valeurs républicaines et d’indépendance, légalement constituées depuis au moins deux ans et dont le champ professionnel et géographique couvre l’entreprise ou l’établissement concernés. »
Et il se trouve, n’en déplaise à la direction des Galeries Lafayette, que le Syndicat des Gilets Jaunes satisfait totalement aux conditions de l’article susmentionné.

D’ailleurs, nous avons pour le prouver : nos statuts et le récépissé du dépôt des statuts à la Mairie qui mentionnent tout ça.

Donc.

Nous sommes informés par des adhérents de l’entreprise de la date et de l’heure de cette fameuse réunion de négo.

Forts de cette information et munis de nos mandats en bonne et due forme, de nos statuts et de tout le tintouin, nous nous présentons A TROIS REPRISES sur le site de Bussy Saint Georges avec une délégation Gilets Jaunes.

A chaque fois, la DRH du site nous a exclus de la réunion, au mépris des règles de droit.

  • La 1ère réunion était le 5 septembre : à cause de notre présence, la direction annule la réunion et la reporte à la semaine d’après, soi-disant pour avoir le temps de vérifier nos statuts…
  • La 2nde était le 12 septembre : ah tiens la direction n’a pas eu le temps de vérifier nos statuts et nous refuse l’entrée sous des prétextes fantaisistes. Nous restons sur le trottoir comme des malpropres avec l’impression de parler à un mur. Rappelons que c’est la 2ème fois que nous nous déplaçons pour rien. Cette fois, nous allons déposer plainte au commissariat de police.
  • La 3ème réunion était le 20 septembre : rebelote, la DRH ne sait manifestement pas lire et nous oppose que le Syndicat des Gilets Jaunes n’a pas deux ans, alors qu’il est écrit exactement le contraire sur le récépissé de la Mairie que nous lui mettons sous le nez.

Devant tant de mauvaise foi, point d’argument.

Donc, nous décidons, dans un souci de transparence vis-à-vis de nos adhérents et des citoyens, de filmer le délit.

Car nous sommes aussi des lanceurs d’alerte dans notre domaine. Voyez ce qui se passe entre les directions des grands groupes et les organisations syndicales complices ! Vous avez le droit de savoir.

Pour montrer cela, il faut des preuves irréfutables. Une vidéo en direct en est une.

Nous avons malgré tout le souci de préserver les personnes en ne filmant pas leur visage et en ne citant aucun nom.

Car la DRH des Galeries Lafayette Logistique a commis plusieurs délits, que nous avons soigneusement relevés.

Non seulement elle est hors-la-loi, mais dans un sentiment d’impunité et de toute puissance, elle appelle la police pour nous virer des lieux !

Qui arrive dans la foulée, en moto et en voiture.

Et nous voilà escortés jusqu’au commissariat par deux motards.

Incroyable non ?

L’un de nous sera auditionné dès le lendemain dans le cadre d’une plainte des Galeries Lafayette, pas contente que nous ayons montré ouvertement leurs méthodes.

Pour ne pas perdre notre temps quand-même, nous en avons profité pour déposer un complément de plainte de notre côté. Et discuter avec les policiers présents qui, signalons-le au passage, ont des conditions de travail très difficiles.

Nous verrons si nos plaintes sont mises à la poubelle, et si celle des Galeries Lafayette est suivie d’effet. Nous vous tiendrons informés de la suite, bien sûr.

Dans tous les cas, nous saisissons les tribunaux pour faire annuler un processus électoral manifestement entaché d’irrégularités, comme on dit en droit.

Ils apprendront à nous respecter. Et on va se revoir très vite.

On ne lâche RIEN !

1 commentaire

  1. Bravo le SGJ, y en a marre de leur théâtre. C’est comme au Catch, ils ont l’habitude de convenir du spectacle à l’avance et au final ce sont les employés qui ne sont pas défendus comme il se doit.
    Les Gilets jaunes sont les empêcheurs de tourner en rond et ça fait péter des plombs ! On lâche rien.

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